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La haie de Benjes

  • Photo du rédacteur: Nancie Renaut
    Nancie Renaut
  • 13 mai
  • 2 min de lecture

Une découverte il y a 15 ans dans le fameux quartier Vauban, réputé écologique, de Fribourg-en-Brisgau en Allemagne. Je ne savais pas que son inventeur était bien sûr Allemand : Herman Benjes, un écologue (1937-2007) qui a mis au point cette technique à la fin des années 80. Depuis, j’en ai monté une, puis deux, pour délimiter mon jardin de la route et de la lande afin de limiter son expansion vers mon terrain. Cette technique est tellement simple et efficace qu’on se demande pourquoi elle n’est pas plus systématique !


Wide angle view of a diverse garden with various plants and flowers
Ma haie sèche il y a 10 ans

Aussi appelée haie morte ou sèche


Comme on y entasse le plus souvent que des déchets de taille, on l'appelle haie morte ou haie sèche. Elle est ainsi peu coûteuse et simple à mettre en place, aussi bien dans un espace individuel ou que collectif. Elle va aussi pouvoir servir de refuge pour la biodiversité locale, de brise-vent pour les cultures et de réservoir à matière organique. Cette haie peut monter jusqu’à 1m de haut facilement.

À terme, une véritable haie vive, bocagère pourrait s’y établir à condition d’avoir apporté les éléments nécessaires. L’idée consisterait alors à entasser des branchages de bois mort entre des piquets, mais aussi des racines, des rameaux, des déchets de tonte, des feuilles et/ou du compost, régulièrement.

Avec le temps, l’idée d’Herman Benjes est ainsi de créer les conditions propices à l’établissement d’une haie variée naturellement constituée d’essences locales (mais sur laquelle on ne pourrait plus entasser de matériaux).

Pour créer cette haie il faudra :

  • des piquets en bois ou en métal

  • des branchages - restes de taille, de toutes dimensions, en coupant les fourches

  • des feuilles mortes, et déchets végétaux divers... ce que l'on a


Mise en place :

Planter des piquets espacés de 30 à 50 cm sur 2 lignes parallèles (Largeur entre les lignes - min 50cm. L’espacement entre les piquets sera fonction des matériaux que vous aurez sur place (pour des feuilles mortes, les piquets seront plus resserrés que pour des branchages …)

Entasser des branchages morts entre les piquets (pour assurer une plus grande résistance, il est recommandé d’entrelacer ou plesser les branchages de part et d’autre des piquets). Il est aussi possible d’incorporer des feuilles dans les espacements.


La haie sèche de ma voisine, conquise par l'idée !

Avantages :

  • Recyclage des déchets verts

  • Accueil de la biodiversité

  • Constitution d’une haie vive peu ou pas coûteuse

  • Effet coupe-vent et création d’un microclimat propice aux cultures potagères

  • Protection contre l’érosion hydrique et éolienne

  • Accumulation d’humus mais aussi de nutriments grâce aux déjections

  • Implantation d’une flore locale

C’est aussi simple ! Et assez esthétique quand c’est bien travailler. Après ces 10 ans, ces haies sont un véritable point clef de ma gestion du jardin. J'y entasse tous mes déchets de taille/désherbage (que je limite déjà beaucoup). Pour autant je n'en ai pas fait de haie vive bocagère. J'accumule mes matériaux, ceux-ci se compostent avec le temps et au printemps suivant, je rajoute !

 
 
 

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